Kyrie Eleison - Les enfants de Satan

Enfants de Dieu, vous voilà adoptés par Satan...
Forum Rpg.

 
Nous sommes en mars 1850...Le temps est plutôt à la pluie du côté de Paris, brumeux pour la Transylvanie et clément en Italie...


Les prédéfinis sont arrivés ! Adoptez-les, ils sont adorables <3

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 Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau

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Adam
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Je suis le seigneur à la Sombre Face. Je suis celui qui pénétra si loin dans les secrets de la nature qu'il dompta la mort elle même.


Par l&#39;âme que j&#39;ai perdue et par la conscience que j&#39;ai tué, je vous jure que je suis incapable de mentir.

Récits :
17



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MessageSujet: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Sam 14 Juil - 18:10




Adam


La beauté est un jardin sauvage...





Généralités :
Nom : Votre nom.
Âge : 1530 ans.
Date de naissance et de mort : 320 P.C.N - 340 P.C.N
Race : Vampire
Caste : aucune
Clan :n/a
Éventuels enfants :n/a
Créateur :Cassandre d'Eurynome









Récit psychologique.



Adam est passé par plusieurs phases. D'abord torturé par sa non-vie, recherchant dans sa nouvelle éternité ce qui le faisait vibrer de son vivant. Sa créatrice Cassandre, fit de son mieux pour adapter son monde à son protégé, lui dévoilant les pouvoir qui l'habitait. Cependant, celle-ci ne s'attendait pas à réveiller un tel monstre. La soif de sang, la soif de luxure d'Adam fut décuplée, chassant toujours plus que nécessaire, il sombra dans la luxure et autres vices. La disparition de a maîtresse fit sombrer le damné dans les limbes. Tombant dans la dépression qui l'aurait surement conduit à l'ordalie, Adam lutta pour la promesse qu'il avait faite. Homme ou vampire, il reste un homme d'honneur, ne donnant sa parole que s'il est certain de pouvoir la tenir, et quand bien même il ne le pourrait pas, il est du genre à tout sacrifier pour y réussir.

C'est en rencontrant Marius Mael et Avicus qu'il s'orienta sur la voie des sages. Sa vie changea du tout au tout. Ses pas étant maintenant guidé par une nouvelle voie, cependant, il reste un enjôleur dans l'âme, et les plus grands sauront toujours le faire sombrer à nouveaux dans l'excès.
Sage d'apparence, c'est un démon qui se cache derrière le masque.





Récit physique.


La première chose remarquable chez Adam, c'est sa carrure. A ses vingt ans, le jeune homme mesurait un mètre quatre-vingt-treize, les épaules larges, peu de badauds osaient lui marcher sur les pieds. Ses cheveux sont mi- longs d'un châtain tirant sur le blond par endroit, mais plus que sa carrure ce sont ses yeux qui lui ont toujours ouvert les portes. On trouve plusieurs variante de bleus, autour de ses pupilles, c'est un bleu presque turquoise, avec quelques paillettes d'or, puis le turquoise devient de plus foncé, jusqu'à l'extrémité de ses iris où le bleu est sombre presque noir.

De par son éducation, Adamantius est d'un distingué sans pareil. Ayant appris les bonnes manières avec différents maître de l'art, ses parents ayant toujours mit un point d'honneur pour que leur fils soit le plus noble et distingué possible, Adam à également apprit, à l'époque, les mœurs et coutumes de plusieurs contrés aux alentours de Constantinople, d'ailleurs il a toujours à cœur d'apprendre ce genre de chose avant de se rendre dans x ou y pays.

Passionné par la mode depuis son jeune âge et surtout de par son éducation, une nouvelle fois, Adam traverse les âges toujours artistement vêtu. Il aime être au goût du jour, se mêlant à la foule, chassant les femmes de la haute sans vergogne.







Chroniques d'une vie :




Si vous ouvrez ce livre, c'est que je ne suis plus, ou alors, que vous ne tenez pas assez à ce mince fil qui vous rattache à la vie...

C'est ici que je confierais, mon histoire...Mes problèmes...Mes envies...Ma vie ou devrais-je dire ma non-vie...

Je n'ai jamais aimé parler de moi...Pourquoi alors commencer aujourd'hui me direz-vous ?

Sûrement par vanité...Je pense avoir des choses à raconter, j'ai vécu bien plus longtemps qu'un simple humain et pourtant, eux, écrivent bien leur autobiographie...Alors, pourquoi pas moi ?

Par où commencer, le début de mon errance ? Non, pour comprendre ce fait, il faut me comprendre dans l'ensemble, le pourquoi du comment, ce qui m'a poussé à me retrouver à cet endroit, à ce moment précis.

Je vous narrerais comment, moi, Adamantius, Romain de naissance, j'ai parcouru les âges jusqu'à aujourd'hui. Comment je fis la rencontre de mon Amante et maîtresse, ma douce Cassandre, où es-tu aujourd'hui ?
Comment cette même Cassandre me mena dans les limbes, me prodiguant son don obscur.
Alléchant n'est-il pas ? Il n'y a pas que de bons côtés, mon errance lorsqu'elle me quitta, par ma faute. Je fis une longue chute dans le vide, ce vide nommé dépression, mal être, et autre effet néfaste que je rattachais à ma vie humaine.

Allons, ne dramatisons pas, je me suis repris, je marche de nouveau, je me repais à nouveau des vivants, les charmant, les guidant dans les ruelles sombres, les enlaçant du haut de ma haute stature, me nourrissant de leur vitae jusqu'à plus soif, mais cette soif, ne disparaîtra jamais.

Veuillez me pardonner, je m'égare.

Commençons donc par le commencement...

Je me nomme Adamantius, mais depuis quelques siècles je me fais appeler Adam.
Vous comprenez, le temps des Romains est révolu, je me dois de passer incognito sur ces terres.
Cela fait maintenant 1530 ans que mes yeux se sont ouvert sur le monde.
Oh ne riez pas...J'ai remarqué durant toutes ces années, que les humains ont souvent tendance à rire de ce qu'ils ne comprennent pas...

Il y a 1530 ans donc, par une froide nuit d'hiver, si je ne m'abuse nous voilà en 320 P.C.N.
Je vais vous décrire la scène que mon père se plaisait à me narrer lors de ma jeunesse, j'entends encore sa voix dans mon esprit.
« La nuit commençait à reprendre ses droits sur l'astre solaire. L'ombre caressait de ses doigts fins, les pavés chauffés par la lumière du jour lorsque tes premiers pleurs retentirent dans Byzance.

Je me souviens encore de la première fois où je t'ai porté dans mes bras, j'étais subjugué par tes yeux, leurs couleurs…Intérieurement je souriais, en me demandant combien de femmes se damneraient pour eux, et comme nous t'aimions plus que tout, nous te nommèrent Adamantius.»
Mon père a toujours eut un don avec la langue, et pour cause, il était le représentant de Constantin 1er à Byzance pour son grand projet, celui de faire de cette cité délabrée, un paradis, la Nova Roma, comme disait Constantinus.

En 318, mon paternel était arrivé à Byzance et y avait rencontré ma mère une habitante locale, voilà comment je vis le jour, mi Romain, mi Grec, mais selon mon père, j'étais Romain un point c'est tout.

En tant que fils de la voix de l'Imperator, j'eus une enfance enviée. Chouchouté au possible, je me souviens encore des nombreuses soirées où mon père me présentait à sa cour, mais me bordait toujours avant leurs orgies aussi bien sexuelles qu'alimentaires.

Mes différents tuteurs, des hommes renommés, prenaient cœur à l'ouvrage, pour que je devienne le plus distingué et intelligent possible. Je me souviens de mon tuteur préféré, il ne nommait Tebrius, ses cheveux immaculés tombaient sur ses épaules, sa barbe était taillée de sorte qu'il me faisait penser à ces vieux comptes de magicien égaré dans de terribles contrées, les récits gallois arrivaient jusqu'à Byzance depuis que la colonisation avait franchi la mer.

Tebrius ne cessait de me houspiller, même quand il me félicitait, il semblait être en train de me gronder. Quel homme, je me souviens encore de sa voix érayée lorsqu'il me disait « Les femmes tomberont à tes pieds en croisant ton regard, et écarterons les jambes quand les mots s'échapperont de ta gorge. » A l'époque je n'étais pas encore en âge de comprendre de quoi il parlait, et ses clins d'œil malicieux me faisait rire non pas à cause des phrases prononcées, mais parce que j'aimais cet homme, comme un grand père.

Plus je grandissais, plus je devenais dissipé, courtisant les femmes à tour de bras, je me souviens de la première fois où j'ai fugué en pleine nuit. J'avais dix-huit ans à cette époque, je sortais en douce pour tomber dans les bras de x ou y jeune femme en quête des grâces du fils de la voix de l'Imperator.

Cela faisait maintenant huit ans que Byzance se faisait appelé Constantinople en l'honneur à Constantin 1er. Mes parents vieillissaient, mais restaient dans les bonnes grâces de l'Imperator. Moi aussi je grandissais j'eus vingt-ans en 340 P.C.N. Vous allez me dire, pourquoi mes vingt-ans sont une date importante ?
Eh bien, c'est en cette année que je mourus et à vrai dire je l'avais bien cherché.

On retrouvait le même style de vie à Constantinople qu'à Rome, mais les vices y étaient, à ce que j'avais entendu, plus…poussés.

Comme tout jeune de mon âge j'avais l'habitude de passer mon temps libre avec un groupe d'amis, tous issus de bonne naissance, nous flânions de fête en fête, d'orgie en orgie, mais j'avais une préférence. A l'époque, une maison se démarquait des autres, les soirées étaient paradisiaques, un vrai paradis pour les amateurs de luxure. A force j'étais devenu un habitué de ce lieu, quelque chose m'attirait la bas, je ne savais pas quoi, était-ce dû au fait que cette dénommé Cassandre, la maîtresse de ces lieux était inconnue de tous ?

Des racontars se transmettaient de bouches à oreilles, la disant une fois Maitresse du Caesar, d'autre fois, princesse d'un pays inconnu et lointain, mais au fond, peu de gens s'en souciaient, l'important, c'était que les soirées soient parfaites et dans cette maison, on ne repartait jamais déçu.

Je me souviens de cette soirée en particulier. Je flânais de femme en femme, une coupe de vin à la main quand je perçu une drôle de sensation. Les poils de ma nuque se hérissèrent, une sueur froide glissant le long de mes omoplates, j'étais comme tétanisé sur place, figé dans un sourire forcé.

Lorsqu'enfin, je pu me tourner, je vis dans l'ombre d'une des colonnes, cette main blanche, ses contours étaient flous tellement celle-ci semblait nacrée. Suivant le poignet et l'avant-bras, je vis ce visage dans l'ombre. Ses yeux verts étaient magnifiques, je n'avais jamais croisé un regard d'une telle intensité. Lentement, mon corps se mit à bouger malgré moi ? Je ne saurais le dire, je me demande encore si Cassandre avait usé de ses dons sur moi ce soir-là, ou seulement si l'attirance qui émanait d'elle m'avais permit de la rejoindre.

J'avançais parmi la foule du lieu, une charmante esclave vint m'offrir une nouvelle coupe de vin, bloquant ma vision, en temps normal, je ne l'aurais pas éjecté de la sorte, mais Cassandre était au-dessus de tout autre désir.

La colonne était seule. J'avais perdu de vue cet ange tombé du ciel et je maudissais déjà cette esclave qui avait coupé ma route. Repus, les convives commençaient à quitter les lieux, guidés par les esclaves de la maison.

C'est à ce moment-là que j'entendis mon nom dans un murmure. Scène pour le moins ésotérique vous en conviendrez, seul le clapotis de l'eau de la fontaine semblait briser ce silence. J'avais été abandonné ici, totalement seul, j'allais reprendre ma route lorsque mon nom se fit encore une fois entendre dans un souffle.
Une torche s'enflamma, dévoilant un couloir que je n'aurais pas soupçonné. Intrigué, je le suivis, suivant les torches qui me menèrent au bout de quelques minutes à une vaste chambre.

Sombre, seulement trois lampes d'allumés. J'avais l'impression que l'ombre était en train de les avaler. La couche était pourvue d'un baldaquin où de longs tissus transparents de couleur carmin semblaient voler légèrement d'une brise inexistante.

Le sol était froid sous mes pieds, je ne me souvenais plus ou avait disparu mes sandales, mais j'étais comme hypnotisé par cette scène. Ma main caressa une parcelle de tissu, lorsque je sentis une main glisser de mon épaule à mon bas ventre. Le temps semblait comme ralentit.

Flash.

Je suis allongé sur le lit, Cassandre me chevauche, sa langue caressant mon cou.

Flash.

Elle se relève doucement, pourtant je sens toujours cette jouissante sensation sur ma carotide. Son menton est sombre, quelle est cette substance noirâtre ? Non…Rougeâtre ! Est-ce du sang ?! Je ne peux plus bouger, mon corps est lourd et mes yeux se ferment doucement. Je sens un liquide chaud entrer dans ma bouche, couler le long de ma gorge.

Flash.

J'hurle, je me tords dans des positions plutôt étranges, déchirant les draps, une main froide se pose sur mon front et m'intime de me calmer. Quelle souffrance ! J'ai l'impression de brûler de l'intérieur, qu'ai-je fais pour mériter cette torture…Père ! Mère ! Par les dieux, les milles tourments de l'enfer semblaient s'abattre sur moi. Puis une dernière inspiration et je tombais dans un sommeil lourd, sans rêve.

Flash

Mes paupières papillonnent, j'ai mal partout. Mon corps est une crampe vivante je n'ose pas bouger. Un râle s'échappe de ma gorge, et la revoilà, l'ange tombé du ciel. Que m'avez-vous fais ma bien aimée ? Vous aurais-je offensé ?

Un doux sourire étire ses lèvres et me dévoilent deux canines immaculées. Outre la souffrance, je remarque que je meurs de faim, non de soif ? Je n'arrive plus à dissocier ces deux sensations, mais j'ai besoin, c'est primordiale.

Une seconde femme s'approche, sortant de l'ombre, elle est nue, sa peau est bronzée. Sa longue chevelure d'ébène et bouclée semble presque irréelle, j'ai l'impression que je vois comme en plein jour. L'odeur de sa peau est sucrée, je peux le sentir, et j'entends les battements de son cœur comme si j'avais l'oreille posée sur sa poitrine, non plus fort encore. J'ai l'impression que je peux suivre chacune de ses veines, que je peux sentir son sang couler à l'intérieur.

La femme avance sur le lit et s'allonge sur moi, fait basculer sa longue chevelure sur le côté m'offrant son cou et sa carotide. Est-ce l'instinct ? Ma mâchoire s'ouvre et mes canines se plantent dans sa peau aussi douce que de la soie. Son sang coule dans ma gorge, quelle sensation ! C'était encore mieux que tous les rapports sexuels que j'avais vécu, mais tous réunis ! Sensation extatique, je ne peux m'arrêter, je la sens défaillir.

- Il est temps Adamantius, laisse la lie ou elle t'emportera dans les limbes.

Je crois que si Cassandre ne m'avais pas aidé à arrêter, je serais mort quelques minutes après ma seconde naissance.
Le papier commence à manquer, ainsi que l'encre, je vais tenter de résumer le plus possible, tout en me penchant tout de même sur certains fait marquant comme le beau Marius ou Armand l'enfant prodige, mais avant de raconter ces belles aventures, ces belles tragédies devrais-je dire car ma vie en est fatalement une, il me faut narrer ma triste séparation, et mon initiation au monde la nuit.

Les semaines passaient, puis les mois. Durant mon initiation, j'appris que ma maîtresse se nommait Cassandre d'Eurynome, une ancienne grecque, foulant la terre bien avant que le menuisier ne finisse sur sa croix. D'ailleurs avec le temps, je commençais à me demander quel goût pouvait bien avoir son sang, avait-il une quelconque particularité ? Soit.

Cassandre m'expliqua nos règles, nos coutumes. Pendant de longues années, elle me forma sur les dons que m'apportait ma non-vie, et je dois dire que j'exultais à chacune de ses paroles. J'avais un appétit hors-norme, insatiable. J'en voulais toujours plus, quand Cassandre ne chassait qu'une fois par nuit, j'enlaçais les femmes à tour de bras, de ruelle en ruelle, d'orgie en orgie, sans laisser de traces de mon passage.

Un demi-siècle après ma transformation, je constatais l'effet de mon comportement sur ma maîtresse, elle semblait lasse, voir triste, si un vampire peut l'être. Personnellement j'avais du mal à ressentir les émotions depuis ma nouvelle vie, comme si je possédais un filtre, un filtre obstrué depuis pas mal de temps. Je n'écoutais même plus ses supplications quand elle me demandait d'arrêter, quand elle m'intimait de partir avec elle loin de Constantinople.

Jusqu'au jour fatidique.

Cette nuit-là, je m'en souviens comme celle qui fit de moi ce que je suis. Je fus réveillé par sa voix, non pas un murmure, non, j'entendais sa voix dans ma tête. Apparemment elle ne m'avait pas tout dit sur l'étendue de nos pouvoirs. Je me rappelle de son message qui me tira du sommeil…

- Tu désires le Monde mon bel Adam, mais la seule chose que je désire, je ne pourrais jamais l'obtenir…Dors mon beau prince…

Je me rappelle avoir, en premier lieu, pris ça pour un rêve. Pendant quelques minutes du moins, mais lorsque j'eus réalisé la traitrise, car oui sur le moment, c'est bien ce que j'ai cru, je fus pris d'une rage folle. Comment avait-elle osé m'abandonner ? Me livrant à cette vie de damnation, cette éternité à parcourir le monde seul ?

Je me mis à la haïr de tout mon être. Cette nuit-là fut rouge. Le sang coula à torrent dans les fontaines et sur les pavés, j'arrachais gorges, tripes, visages sans la moindre once de pitié, ma nature romantique et taquine dissipée par la rage sanglante qui m'habitait. J'arrêtais mon massacre à l'aube, frôlant l'ordalie de peu.

Ma vie bascula, tout était noir, ténèbres insondables. Je commençais à avoir des envies plutôt morbides, rêvant de marcher au soleil pour mettre fin à cette misère. Mes exploits ayant attiré un peu trop l'attention du peuple de Constantinople, je décidais donc de me faire petit pendant un moment. Je me rappelle que je commençais à être pris d'hallucination, croyant voir Cassandre au coin de certaines ruelles, mais j'avais fait une promesse. Comme si celle-ci avait prédit ces jours sombres, mon amante m'avait fait promettre que si un jour je sombrais dans la dépression, je ne devais pas y céder quitte à dormir pendant de longues années, d'ailleurs, cela me permettrait de me faire oublier.

Je m'isolais donc dans un mausolée un peu à l'écart de Constantinople où je sombrais dans un lourd sommeil.

Mes paupières étaient lourdes, et le bruit qu'elles firent une fois ouvertes me rappela un vieux papyrus en train de s'effriter. Si la faim qui me taraudait habituellement était sans fond, celle qui me tenait à ce moment-là était simplement indéfinissable.

Me relevant avec mal de mon caveau, je fus horrifier de mon apparence, ma peau…Ma santé…J'étais devenu un véritable mort vivant. Plus de larme à pleurer, une dose infime de sang me maintenait encore en « vie ».

Je me rappelle avoir festoyé dans une ferme non loin du cimetière, me saisissant de femme, homme et enfants, sans vergogne, cependant, je maintins en vie la mère assez de temps pour avoir des informations, ne serait-ce que l'époque à laquelle je me trouvais. Hypnotisé, elle ne pouvait mentir, mais j'en fus abasourdi.
Nous étions en 500 P.C.N.

J'avais dormis 110 ans. Le monde avait changé et cela faisait plus d'un siècle que j'étais seul, je me souvins avoir eu la prétention de croire que Cassandre et moi étions les seuls êtres doués du don obscur. Je me fourvoyais totalement, vous vous en doutez…Et les vampires que j'allais croiser à mon retour à Constantinople allaient radicalement marquer un tournant de ma non-vie.

N'ayant jamais côtoyé d'autres vampires que mon créateur, j'eu du mal à les aborder. Bien sûr, j'avais senti leurs présences, et leurs tournaient souvent autour sans pour autant oser les rencontrer.

Ce fut Marius qui, finalement, fit le premier pas. Enfin, premier pas, me coinça dans une ruelle plutôt, il semblait agacé de mon attitude, mais mon physique lui plaisait et nous partîmes ensemble. Je lui racontais ma vie aussi bien vivante que morte. Compréhensif, j'ai toujours trouvé en Marius un sage. Je fus ravis, lorsqu'au bout de quelques années, accompagné de Mael et Avicus, il me raconta sa vie, leurs vies. Je me sentais tout petit face à eux, eux qui étaient nés bien avant mon époque. J'ai toujours été un mordu d'histoire, sans jeux de mots. J'écoutais, leurs mots se gravaient dans ma mémoire, cette mémoire hyper développée que j'avais acquise avec mes autres dons.

Je trouvais en Mael et Avicus de vrais « amis » si je puis dire, Marius était plus un mentor, malgré ses avances, je ne cédais pas, j'avais trop de respect pour lui, je l'avais placé trop haut, juché sur un piédestal, hors d'atteinte.

Lorsque Marius fut lassé de Constantinople au bout de quelques années, il me donna rendez-vous en France, dans les montagnes appelés « les Alpes ». Pour une quelconque raison, il ne voulait pas faire le voyage avec moi, ce que j'acceptais, légèrement vexé tout de même.

Le voyage fut long, et dangereux. Il n'était pas chose aisé à l'époque de voyager pour un vampire, aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple. Bref, je finis par retrouver Marius dans les montagnes. Il me parlait de sa solitude, je lui parlais de mienne. Le temps filait une vitesse maladive à ses côtés, nos liens se creusèrent, s'intensifièrent, et nous finîmes par partager notre sang dans une longue éteinte.

Là, Marius me parla de Pandora, ainsi que de sa mission secrète, protéger Ceux-Qu'il-Faut-Garder, et le reste de sa vie qu'il ne m'avait pas divulgué avec Mael et Avicus.

En 1300 P.C.N, je quittais finalement Marius pour voyager, j'avais maintenant presque un millénaire. Je m'installais à Paris. J'y fis la connaissance de différents vampires, rien à voir avec Marius. Certains étaient complètement malades. De vraies sanguinaires, ne vivant que pour la chasse, l'attrait du sang étaient tellement fort chez eux, je les traitais de brutes sans valeur, de vils chiens galeux…D'autre me ressemblaient un peu plus, enfin, à l'époque. Enjôleurs comme jamais, ils étaient joueurs, usant de leurs dons, s'amusant avec les humains, pour finalement se repaître de leurs âmes. Je ne trouvais pas ma place, j'avais l'impression d'être au-dessus de cela. N'y voyez aucune prétention, je ressentais toujours ce désir de plaire, d'embobiner mes proies jusqu'à les rendre folles, néanmoins ma vie passée aux côtés de mes « pères » comme je les appelais m'avait rendu plus « réservé », plus calme, du moins en apparence, je n'avais guère du mal à retomber dans mes vieilles habitudes et c'était un de mes plus grands défauts.

Durant ces années, je découvris les styles roman et gothique, j'appris à jouer du violon et de l'orgue avec un prêtre à qui j'avais ouvert les yeux. Je lui donnais de temps en temps de mon sang, cela m'amusait de le voir ramper pour une goutte de mon vitae. Mais la lassitude me prenait, je mis fin à ses jours et décidait de quitter Paris fin 1400 P.C.N.

J'avais entendu parler de ce mouvement se déroulant en Italie, mouvement emplit de romantisme et autres joyeusetés du genre. En cette époque, il était déjà plus facile pour mes congénères et moi-même de voyager. Je louais donc un bateau dans le sud de la France pour rejoindre Gêne.
Touché par ce qu'était devenu mon pays, oui je me sentais romain même étant née à Byzance, je continuais ma route, savourant chaque ville, chaque arts nouveaux qui émergeaient à cette époque.

J'arrivais à Florence, et y décelais des marques de Marius, suivant sa trace jusqu'au talentueux Botticelli, qui me narra leur histoire. Absorbé par son récit, et par son don avec le pinceau, je ne compris pas pourquoi Marius ne lui avait pas donné le don, mais respectant son choix, je n'en fis rien également, partant dans la nuit pour Venise.

1498 P.C.N.

En cette douce soirée, j'inspirais longuement l'air de Venise, puis pénétrais dans la grande maison se trouvant en face de moi. Des muses m'accueillirent, hommes et femmes d'une beauté spectaculaire, me demandant le but de ma visite. Je me rappelle qu'ils voulurent me mettre à la porte lorsque je fis la demande de voir Marius, mais un jeune homme entra dans la salle à ce moment, ses boucles tombaient sur ses épaules, il était beau, et il le savait. Il était des nôtres, je le sentais, il congédia les moutons, puis s'approcha de moi. Amadeo, Andrei de son vrai nom, je l'aimais bien, encore si pur malgré sa transformation. Il me mena à Marius, surprit de me revoir, mais enjoué comme je l'étais. Je restais quelque temps avec eux deux, jusqu'au jour fatidique où Amadeo disparut. Je tentais de consoler Marius mais en vain, il partit le lendemain à sa recherche, me laissant seul dans sa maison.

Lassé de l'Italie, je fis mes bagages, remontant dans le nord-est, ce qui serait, plus tard, appelé la Transylvanie. J'aimais ses contrés, les forêts noires, ces contrés angoissantes, je fus surpris d'avoir l'envie d'écrire à ce sujet, racontant des histoires de monstres buveurs de sang, sans pour autant les faire publier. Je décidais début 1600 P.C.N de m'endormir. Etonnement, je me rendis compte en fermant les yeux que je pensais à Cassandre, Où es-tu ma douce Cassandre, j'ai compris la leçon…Reviens moi…

Je fus tiré du sommeil par un murmure, « Adam ».

Je posais à nouveau mon regard sur le monde, 1530 ans après ma naissance. L'Ere victorienne bat son plein et j'ai besoin de me nourrir. Comme la première fois, la faim est douloureuse, et mon aspect n'est guère alléchant.

Pauvre fossoyeur, si tu avais su, tu ne serais pas allé travailler ce soir-là. Tu aimais la compagnie des morts, tu y reposes désormais, toi, ta femme et tes enfants, j'en suis désolé, mais mon apparence et mes dons sont plus importants que vos petites vies misérables…




Afin que vous ne soyez plus un étranger, présentez-vous quelques peu.
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Dernière édition par Adam le Lun 30 Juil - 15:27, édité 24 fois
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Eshiny
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« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité... »


Maudite chère enfant gâtée.

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Dans mon domaine de Transylvanie, bien entendu !



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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Dim 15 Juil - 7:19

Re-bienvenu ! *O*
Bonne continuation pour ta fiche, j'ai hâte de voir la suite ! \o/


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. »
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Astrid
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"Je pouvais sur mon coup, sentir sa chaude haleine. La peau de ma gorge commençait alors à me picoter... Je pouvais sentir les délicats et frémissants frôlements des lèvres sur ma gorge à la peau délicate, et la dure incision de deux dents aiguisées."




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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Dim 15 Juil - 10:16

Bienvenue à toi !
J'espère que tu te plairas parmi nous
et bon courage pour la suite de ta fiche,
le début étant déjà superbement écrit *-*




« Chaque note de musique résonne comme un tintement de cloche
et s'écoule telle une eau courante,
bercée de merveilleux souvenirs. »
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Azraëlle
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"Triste Lune dont le reflet est accessible de tous. Toi Lune grise, tu règne sur ceux-là qui ne voient plus que toi...
Nous ne rêvons plus de rien."



But I shall rule...

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Une certaine scène, dans une certaine Capitale. C'est incertain.



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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Dim 15 Juil - 16:58

Eh bah, pour le moment ta fiche gère *_* Brefouille... Bon courage et bienvenue!


Je te tuerai Invité.

Merci.
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Armand
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Aucune Voie du Diable ne se déroule sous mes pas et aucun carillon de l'Enfer ne résonne a mes oreilles...




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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Lun 16 Juil - 8:43

...
Bon.
Ton histoire est...
Raah, ya pas de mot >_<. Perfetta ! (<- Souvenir d'Italien.)
En tout cas, j'ai une idée pour la toute fin (a).
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Adam
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Je suis le seigneur à la Sombre Face. Je suis celui qui pénétra si loin dans les secrets de la nature qu'il dompta la mort elle même.


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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Lun 16 Juil - 9:00

Tant que c'est pas un accueil sanglant...(quoi que :d)
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Adam
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Je suis le seigneur à la Sombre Face. Je suis celui qui pénétra si loin dans les secrets de la nature qu'il dompta la mort elle même.


Par l&#39;âme que j&#39;ai perdue et par la conscience que j&#39;ai tué, je vous jure que je suis incapable de mentir.

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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Mer 18 Juil - 22:28

Finiiiit
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Eshiny
Vampire de Transylvanie
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Vampire de Transylvanie


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité... »


Maudite chère enfant gâtée.

Récits :
158

Localisation :
Dans mon domaine de Transylvanie, bien entendu !



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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Jeu 19 Juil - 7:56

Mon cher Adam, j'ai l'honneur de te dire que ta présentation est validée ! Elle est parfaite ! <3

Je t'enjoins à créer ta fiche de liens ! n_n
(Il en faut un avec Eshy è_é.)


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. »
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Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro
Azraëlle
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"Triste Lune dont le reflet est accessible de tous. Toi Lune grise, tu règne sur ceux-là qui ne voient plus que toi...
Nous ne rêvons plus de rien."



But I shall rule...

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93

Localisation :
Une certaine scène, dans une certaine Capitale. C'est incertain.



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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   Jeu 19 Juil - 10:07

Je le redit: Superbe *_* Bravo!


Je te tuerai Invité.

Merci.
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MessageSujet: Re: Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau   

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Adam, ainsi, la Pomme n'était pas le seul Fléau

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