Kyrie Eleison - Les enfants de Satan

Enfants de Dieu, vous voilà adoptés par Satan...
Forum Rpg.

 
Nous sommes en mars 1850...Le temps est plutôt à la pluie du côté de Paris, brumeux pour la Transylvanie et clément en Italie...


Les prédéfinis sont arrivés ! Adoptez-les, ils sont adorables <3

Partagez | 
 

 Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eshiny
Vampire de Transylvanie
avatar
Vampire de Transylvanie


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité... »


Maudite chère enfant gâtée.

Récits :
158

Localisation :
Dans mon domaine de Transylvanie, bien entendu !



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
428/500  (428/500)

MessageSujet: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Dim 18 Mar - 16:54

- Du Mozart peut-être ?

D'une voix perchée, un vampire aux cheveux auburn essayait de découvrir le nom du compositeur du morceau de piano que Lazare jouait. Il était certain que ce n'était pas un compositeur baroque, "Trop de notes !" disait-il, et il ne se trompait pas. Poussant un léger soupir d'exaspération, Auguste -car tel était son nom- scruta le visage de son interlocutrice essayant peut-être de découvrir la réponse, cachée dans ses yeux. Ou dans son esprit.

- N'essayez même pas mon jeune ami, répondit-elle, un léger sourire amusé flottant sur ses lèvres.
Vous êtes mon invité certes, mais n'allez pas fouiller dans mes tiroirs !

Devant cette métaphore, le dit Auguste eut un air blasé qui ne fit qu'amuser d'avantage Eshiny. Elle ne connaissait ce vampire que depuis quelques minutes, il était originaire d'Italie...Ce qui expliquait sa vexation précoce. Elle ignorait qui l'avait ammené dans sa demeure, mais s'en moquait, elle adorait ces soirées où des vampires inconnus se faufilaient dans ses couloirs, où des mortels lâchaient leur dernier souffle sur un fauteil brodé, laissant au passage, couler leur sang sur le parquet grinçant. Valser avec la mort, voilà ce que faisaient ces mortels à chaque fois. Se perdant dans la comtemplation des yeux immortels de leur partenaire de danse, s'abandonnant à leur étreinte mortelle.
Danse, danse. C'est la dernière chose que tu feras avant ta mort.
Danse, danse. Profite de tes derniers instants.
Danse, danse. Dans avec Satan.
Les derniers accords de piano se finirent alors, laissant quelques instants la grande salle silencieuse de musique mais bruyante de conversation. C'est alors que, se frayant un passage à travers les invités, Lazare vint rejoindre Eshiny. Lui baisant le front tout en ignorant la présence de cet Auguste, il lui rappella que ces frivolités et cette débauche l'ennuyaient.


- Nous ne pouvons pas nous retirer ?...

Eshiny savait que jamais son enfant ne partirait sans elle, même si une immense envie lui en prenait. Scrutant ses yeux, elle s'étonna encore de la personalité de Lazare, elle aurait voulu pouvoir lire son esprit, afin de mieux le comprendre. Lui le pouvait, mais ne le faisait pas, par respect sans aucun doute...

*Oh mon amour, te détacheras-tu de moi un jour ?...*


Elle fit lentement "non" de la tête tout en posant sa main glacée sur la joue gauche de Lazare. Elle savait parfaitement qu'il n'aimait pas ces mondainités mais qu'importe ! Elle en avait besoin. Elle aimait ça. C'était un si bon moyen de voir d'autres personnes "de sa race"...Du moins d'autres personnes plus lucides que les vampires de Transylvanie.
C'est alors que la musique reprit. Eshiny détacha ses yeux de son bien-aimé afin de voir qui jouait du piano. Qui s'asseyait à la place que Lazare avait temps d'habitude à s'asseoir.
Une jeune fille blonde.

*Quelconque.*


Auguste étant parti se "rafraîchir", Eshiny chercha quelqu'un d'autre qui pourrait la renseigner sur cette nouvelle maestro. Une vampire plutôt jeune. Quelques années à peine.
Elle aurait pu trouver dans son esprit toutes les informations dont elle avait besoin, mais, parfois, Eshiny préferait les trouver au travers d'une conversation. Ce qui lui permettait par la même occasion de faire part de son avis, désiré, ou non.


- Qui est-elle ? demanda la vampire à la personne près d'elle, sans aucun préambule.


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. »


Dernière édition par Eshiny le Dim 13 Mai - 15:14, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro
Astrid
Théâtre des Vampires
avatar
Théâtre des Vampires


"Je pouvais sur mon coup, sentir sa chaude haleine. La peau de ma gorge commençait alors à me picoter... Je pouvais sentir les délicats et frémissants frôlements des lèvres sur ma gorge à la peau délicate, et la dure incision de deux dents aiguisées."




Récits :
72

Localisation :
Au théâtre.



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
117/500  (117/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Mer 21 Mar - 16:51

- Allons, tu t'y plairas, j'en suis certain.

Elle ignorait pourquoi Santiago l'avait entraîné à ce bal, organisé en Transylvanie.
Désirait-il revoir certaines de ses connaissances ? Pourquoi ?
Tant de questions, qu'elle se posait chaque jours.
Tant de questions qui ne trouvait pas grande réponse.

Santiago s'était maintenant éloigné, rejoignant certainement des personnes peut-être plus "expérimenté" qu'elle, maintenant.
Cette soirée ne lui disait rien de bon. Rien qui vaille. Tout ce qui venait de vampires avaient tendance à mal tourné. Pas pour eux, certes.
Mais pour Astrid, beaucoup de choses avaient tendance à l'effrayer dans ce nouveau monde qu'elle ne connaissait pas encore.

Elle observait d'un air songeur, les murs, le sol, le bois, les tableaux, l'art, la décoration de ce château.
Les gens paraissent heureux, comme inspirés, d'être ici. D'avoir été conviés à cette belle soirée.
Astrid, était donc t-elle la seule à voir cela comme une incertaine obligation ?
Elle aperçut quelques hommes, rire ensemble, un verre à la main.
Ils se tournèrent vers elle, alors elle détourna son regard.
Puis une femme qui avait l'air d'apprécier de danser avec l'homme qui venait de l'y inviter.
Elle, s'ennuyait ici.

Alors elle ne faisait qu'écoutait le jeune homme qui jouait du piano.
Il avait un air si doux, une belle allure, on prenait plaisir à le regarder.
Il avait l'air si jeune. Sûrement, l'avait-on transformé jeune. Peut-être avait-il l'âge d'Astrid.
Ses cheveux plutôt longs s'éparpillaient sur ses épaules, et ses yeux étaient brillants et rêveurs.
Qu'il était beau.

Laissant la douce mélodie s'installer dans ses oreilles, tandis qu'un sourire étirait peu à peu ses fines lèvres angéliques.
Jusqu'à ce que celui-ci décide de se lever, pour ensuite rejoindre la comtesse de cette soirée.
Le piano ne se trouvait qu'à quelques pas d'elle. Seulement quelques pas.
Une envie d'aller s'y asseoir, de prendre place, la parcourut.
Elle hésita. Elle aimait tant cet instrument. En jouer la rendait heureuse.
Elle s'approcha.
Pour finalement s'asseoir à la place du bel homme qui y était il y avait seulement quelques minutes.

Bien vite, ses doigts se mirent à parcourir le grand piano.
Ses yeux se fermèrent, elle jouait.
Un immense plaisir, une joie.
C'était beau.
Et ce ne fut seulement quand elle entendit une voix de femme qu'ils se rouvrir.


- Qui est-elle ?

Elle aperçut Eshiny, regarder en sa direction, proche d'un vampire inconnu.
Cette jeune femme était bien plus qu'élégante.
Sa robe lui allait à ravir.
Tant elle était belle.
Ses yeux exprimaient une lueur inconnue. Mais ses lèvres étaient pulpeuses, pour ainsi dire parfaites.
Tandis que sa robe épousait parfaitement les courbes de son corps délicat.
Elle resta à l'admirer un instant.

Alors, elle s'arrêta.
La musique devint un silence.
Se présenter n'était pas négligeable.
Santiago lui apprenait tout ce qu'il savait. Tout ce qu'elle devait savoir.
Et il fallait se présenter avant tout, pour marquer le respect. L'admiration même.
Et elle se leva. Délicatement, puis s'approchant pas à pas du vampire qui l'intimidait quelque peu.
Gardant tout de même un léger écart entre elles deux.

Alors, avec un signe de tête, suivit d'une courte révérence, sa douce voix murmura :


- Je m'appelle Astrid. Enchantée de vous connaître enfin.

Un doux visage angélique, tellement innocent. Tellement inconscient.
Elle ne connaissait personne, ici.
Une infime crainte la parcourut, alors qu'elle se demandait elle même, pourquoi.
Et, à cet instant, précisément, elle n’espérait plus qu’une chose :
que Santiago la rejoigne au plus vite.




« Chaque note de musique résonne comme un tintement de cloche
et s'écoule telle une eau courante,
bercée de merveilleux souvenirs. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro/
Eshiny
Vampire de Transylvanie
avatar
Vampire de Transylvanie


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité... »


Maudite chère enfant gâtée.

Récits :
158

Localisation :
Dans mon domaine de Transylvanie, bien entendu !



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
428/500  (428/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Sam 24 Mar - 9:01

Joindre ses mains dans le bas de son buste, les laisser reposer sur le satin pourpre de sa robe d'une façon faussement négligée, comme les candides du siècle dernier. Ces mains qui n'ont jamais connu l'abîme des années et du travail, ces mains où jamais une veine disgracieuse ne s'est montrée, ces mains restaient toujours blanches, jeunes. Des bagues ornées de diverses pierreries étaient enfilées sur les doigts fins d'Eshiny, aucunes ne venaient de la même époque, elles étaient une sorte de temoignage des siècles passés. Ne pas oublier qu'on les vécu, subit.

Eshiny garda donc cette posture droite et immobile qui aurait pu la faire ressembler à une statue, jusqu'à la fin du morceau de piano joué par cette jeune vampire blonde. Elle n'était pas à son goût. Elle ressemblait trop à ces stéréotypes de la charmante fille bourgeoise honorant ses parents et allant prier Dieu tous les dimanches. Eshiny se demanda d'ailleurs comment elle avait été transformée...Une rencontre furtive dans une ruelle ? Une foucade ? Oh, Eshiny comprenait parfaitement l'envie d'un vampire d'avoir une jeune fille innocente comme compagne, histoire de garder une part de lumière auprès de soi...

On ne répondit pas à la question d'Eshiny, sans doute parce que nul n'avait la réponse, après tout, les vampires se souciaient peu d'avec qui ils partageaient leurs soirées tant que ceux-ci étaient des immortels. Si vieille insoucience.
Finalement la musique cessa laissant les invités à leurs conversations futiles et leurs éclats de rire surnaturels, et la jeune fille au piano s'approcha d'Eshiny. Celle-ci la regarda de haut, air qu'elle adoptait toujours face à ces jeunes vampires irréverrencieux.
Irrévérencieuse, ce n'était pas le cas de cette jeune fille qui s'inclina face à Eshiny.


- Je m'appelle Astrid. Enchantée de vous connaître enfin.

Eshiny devisagea cette nouvelle venue sans lui rendre son salut, après tout, pourquoi mentir en lui répondant qu'elle aussi était "enchantée" ?...Astrid...Cela sonnait français, ou anglais, peu importe, l'un de ces pays de la côte Ouest de l'Europe qui étaient censés la "dominer".
La vampire en robe rouge répondit alors à cette Astrid :


- Il semblerait que vous tiriez des conclusions bien vite. Qu'est-ce qui vous permet de dire que vous êtes enchantée ?...
Auriez-vous entendu de bonne chose à mon sujet ? Des louanges ?


Elle fit le tour de cette jeune invitée tout en lui parlant d'une voix plutôt caressante, doucereuse. Elle finit derrière elle en murmurant auprès de son oreille :

- Ou bien est-ce seulement une conclusion personnelle ?...

Elle était jeune...Son teint encore rosé le montré très bien. Sa peau n'était pas encore complètement blanche, ses ongles beaucoup moins brillants que ceux d'Eshiny, ses yeux encore "humains"...Elle aurait presque pu passer pour une mortelle si elle l'aurait voulu, enfin, une mortelle chez les mortels.


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. »


Dernière édition par Eshiny le Dim 13 Mai - 15:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro
Azraëlle
avatar


"Triste Lune dont le reflet est accessible de tous. Toi Lune grise, tu règne sur ceux-là qui ne voient plus que toi...
Nous ne rêvons plus de rien."



But I shall rule...

Récits :
93

Localisation :
Une certaine scène, dans une certaine Capitale. C'est incertain.



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
485/500  (485/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Mer 28 Mar - 12:18

Cheveux retenus en une tresse lache, reposant négligemment sur son épaule dénudée. Une chainette d'argent ceignait son front pâle et parfait, rehaussant l'éclat intelligent de ses yeux verts. Sa bouche délicatement soulignée de rouge restait pourtant plissée, d'une moue ennuyée et indifférente. C'est d'ailleurs là le mot qui décrivait le mieux Azraëlle en cette heure tardive de la nuit. Elle regardait les couples emmêlés danser au son d'un piano ennuyant à la musique quoique mélodieux, bien trop calme et hypocrite à son goût. Les paillettes d'or et de brun qui brillaient habituellement dans ses yeux étaient éteintes. Beauté pâle, elle portait une robe de velours sapin, simple, qui glissait sur son corps félin, sans aucun apparat, et cette robe était recouverte par un manteau long de drap de laine, d'un plus foncé encore, lui brodé d'arabesques d'argent qui ondulaient au gré de ses mouvements. Elle semblait triste, appuyée sur une colonne de marbre, qui rivalisait de blancheur avec sa peau.

Elle observe pourtant, et écoute surtout. Elle a, au cours de la soirée, eu le loisir de contempler celle qui s'avère être sans aucun doute la reine de ce bal. Une immortelle qui paraissait fort hautaine. Peut être même désagréable. Une femme qu'Azraëlle est presque sûre de ne pas aimer si elle la rencontre. Cela elle en est certaine. Elle a regardé une toute jeune vampire s'approcher de la dénommé Eshiny et se faire reprocher la formule de politesse employée... Partageant l'ironie de la maîtresse du bal, elle comprend la réaction de cette dernière. Mais le comportement de la jeune immortelle lui parait pâle et sans éclat. Quelle idée de s'avilir aux pieds d'une femme déjà trop prétentieuse. La soumission chez Azraëlle se confond avec le respect et ces deux notions lui sont détestables de ce fait.

*Ridicule...*


- Il semblerait que vous tiriez des conclusions bien vite. Qu'est-ce qui vous permet de dire que vous êtes enchantée ?...
Auriez-vous entendu de bonne chose à mon sujet ? Des louanges ? Ou bien est-ce seulement une conclusion personnelle ?...


D'ennui elle décida d'aller fourrer dans ce qui ne la regardait d'aucune façon elle s'avança, sans précipitation quelconque mais portant sur ses lèvres un léger, très léger sourire et se campa face à la dame Eshiny, et sa pauvre victime. D'un regard elle balaya les corps parfaits, pâles et fins des deux immortelles. Le contraste entre ces deux là était proprement saisissant. La première, vieille sans doute de plusieurs siècles, possédait à l'aulne de sa contemplatrice, une peau où ne se lisait aucune nuances. Une peau blanche, sans rosé pour l'éclairer. Tout en elle affirmait sa prétention et sa noblesse. Elle avait le port altier et adoptait une position digne des femmes de cour des siècles passés... La seconde elle, semblait peu sûre d'elle, ce qui n'était guère étonnant au vu des pointes venimeuses qui venait de l'atteindre. Sa peau gardait la marque rose d'une humanité récemment perdue. Ses yeux avait de la douceur et son visage angélique le confirmait. On aurait dit une enfant.

Ironique Azraëlle porta son regard dans celui d'Eshiny. La jeune lui était indifférente, mais la vieille était... désagréable. La lueur de malice qui pétilla dans son regard indiqua que si elle s'ennuyait quelques minutes auparavant, il n'en était plus rien à l'instant.

-Je doute, Dame, que quiconque vous ayant vu puisse en tirer une constatation portant sur le sujet "Enchantée" lors de votre rencontre. Quant aux louanges, il ne fait aucun doute que si vos oreilles en ont jamais ouï le miel, c'est qu'elle étaient bouchées.

Décidément, voilà trop longtemps que pointe assassine n'avait trouvé source en sa bouche. Cela lui fût plus qu'agréable. Du temps d'Ellen, de longues heures étaient consacrées à l'assouvissement de sa verve, et ces heures quotidiennes, passées à faire de l'ironie et du cynisme, lui manquait fort. Elle se souvenait mal du souvenir jouissif que laisse des altercations rondement menées, de sa voix grave et profonde, teintée de l'humour noir qui avait toujours caractérisé Azraëlle.


Je te tuerai Invité.

Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Astrid
Théâtre des Vampires
avatar
Théâtre des Vampires


"Je pouvais sur mon coup, sentir sa chaude haleine. La peau de ma gorge commençait alors à me picoter... Je pouvais sentir les délicats et frémissants frôlements des lèvres sur ma gorge à la peau délicate, et la dure incision de deux dents aiguisées."




Récits :
72

Localisation :
Au théâtre.



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
117/500  (117/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Dim 8 Avr - 13:53

Comme apeurée, figée, telle une poupée de cire inconsciente.
Retenant sa respiration, n'osant pas faire le moindre pas, émettre le moindre bruit.
Rester calme, ne pas montrer de signes de faiblesses, puisse y en avoir malgré tout.
Essayant de masquer sa frayeur, tentant d'adopter une expression impartiale, bien que la tâche s'annonçait ardue.
Alors, elle vit cette dame changer. Son attitude semblait indifférente, mais ses yeux se firent rieur, sans même lui rendre un quelquonque salut de politesse.
Santiago lui avait menti. Respecter les personnes ne les rendaient que plus infâmes, et imbus d'eux-mêmes.
Celle-ci aurait dû rester en arrières, sans se faire remarquer. Elle avait songé que le court morceau de piano qu'elle venait de jouer aurait pu plaire, mais non. Cela n'avait été qu'une fine espérance innocente.
Rester dans l'ombre était toujours la meilleure chose à faire. La seule, pareillement.
Eshiny répondit, d'une voix confiante, presque arrogante. Une voix telle qu'Astrid n'aurait jamais osé entreprendre.

- Il semblerait que vous tiriez des conclusions bien vite. Qu'est-ce qui vous permet de dire que vous êtes enchantée ?...

Rien. Rien ne lui permettait. Elle avait seulement essayé d'être polie, comme le lui avait apprit Santiago.
Mais, elle ne le ferait plus, puisque cela semblait irrité certains vampires.

La femme en robe rouge, contourna par la suite la jeune vampire. Lui parlant d'une voix caressante, qui la fit frémir. Alors, qu'elle soufflait à son oreille, celle-ci ne put que retenir son souffle, alors que la misère du monde semblait l'avoir atteint, une fois de plus. Son coeur battait à tout rompre. Sûrement, Eshiny le sentirait.

- Auriez-vous entendu de bonne chose à mon sujet ? Des louanges ?

Nullement. Aucune. Elle ne savait qu'une chose. Seulement qu'Eshiny était une "grande" de ce monde.
Qu'il ne fallait point se la mettre à dos. Etait-ce ce qu'elle venait de faire ? ...
En essayant pourtant simplement d'adopter quelques bonnes manières ?

Les vampires étaient parfois incompréhensibles. Pour ne pas dire constamment.
Habituellement, la plupart d'entre eux devenaient exécrables face au pouvoir qui leur était offert.

Alors qu'Astrid ne savait quoi répondre, entrouvrant les lèvres comme pour émettre un moindre son, une dame étincelante, bien plus qu'élégante, à qui la robe de velours mettait en parfaite valeur son teint et les mouvements graciles de son corps, apparut. Telle une femme angélique, elle osa répondre à la reine de cette soirée.

- Je doute, Dame, que quiconque vous ayant vu puisse en tirer une constatation portant sur le sujet "Enchantée" lors de votre rencontre. Quant aux louanges, il ne fait aucun doute que si vos oreilles en ont jamais ouï le miel, c'est qu'elle étaient bouchées.

Astrid n'en revint pas. Écarquillant grandement les yeux, ses fines lèvres entrouvertes, la mine constamment étonnée. Cette vampire venait de provoquer ouvertement Eshiny. S'ennuyait-elle autant que cela pour venir s'opposer de la sorte à ses propos ? Elle venait, par la même occasion, de lui sauver la vie. Qu'aurait-elle répondu sinon ? Qu'aurait-elle fait pour se rattraper de sa sottise ? De l'énormité qui venait de se produire. Eshiny pensait être le centre du monde. Mais la Transylvanie n'était qu'une part caché du monde des vampires. Et Astrid restait finalement fière d'être issu de Paris, et du théâtre.

Que faisait Santiago, d'ailleurs ? Celle-ci tourna délicatement son visage, scrutant les alentours, à sa recherche. Elle baissa la tête quand elle le vit fricoter avec une femme qui riait bien trop fort pour ne pas avoir bu. Ne voyait-il donc pas qu'il était tant d'intervenir ?
Même la vampire à l'allure douce, et à la robe velours lui avait été d'une plus grande aide.
Alors, elle fit un pas en arrière.
Faisant une courte révérence de la tête, pour signaler qu'elle se retirait.
Murmurant de sa voix douce et cristalline, un descriptible :

- Veuillez m'excuser.

Et, à présent, autant laisser ces deux jeunes femmes régler leurs différents.




« Chaque note de musique résonne comme un tintement de cloche
et s'écoule telle une eau courante,
bercée de merveilleux souvenirs. »


Dernière édition par Astrid le Dim 13 Mai - 12:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro/
Eshiny
Vampire de Transylvanie
avatar
Vampire de Transylvanie


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité... »


Maudite chère enfant gâtée.

Récits :
158

Localisation :
Dans mon domaine de Transylvanie, bien entendu !



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
428/500  (428/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Ven 13 Avr - 10:34

Eshiny sentait la peur s’immiscer à travers tous les pores de la peau arrogamment encore rosée de la jeune vampire. Elle paraissait si frêle, un souffle aurait suffi à faire flancher cette poupée de porcelaine cette allégorie de l’innocence…Oh enfantine chose trompeuse. Toutes les nuits elle accompagnait ses frères dans le pêché de luxure, se cramponnant aux cous de ces pauvres créatures de Dieu n’ayant pas eu la chance de vivre plus longtemps, ou même de goûter au goût de l’immortalité. Y’avait-il seulement un enfant de Satan qui avait pris le soin de s’occuper de ses victimes ? De les enterrer, non pas pour cacher son larcin nocturne, mais par soucis de conscience. Histoire de se faire pardonner de Dieu, son existence maudite. Ou seulement, y avait-il un immortel qui avait pris soin de compter ses victimes ? Combien d’hommes à la gorge tranchée, de femmes au corsage défaits et au sang séché sur leur poitrine ? Eshiny n’avait jamais pris peine de s’y intéresser. Le monde était fait en telle sorte qu’elle était le chasseur et les hommes les chassés. Peut-être qu’un jour les rôles s’inverseront, et l’atmosphère reviendra à celle du Moyen-Âge, constamment en chasse aux sorcières et aux démons. Ce serait une course à qui feraient le plus de victime parmi les autres… 
Sentant la jeune immortelle se préparer à répondre, réfléchissant à quelle réponse serait la meilleure, celle qui aurait le moins de répercussions sur son pauvre être, Eshiny regarda plus attentivement son visage angélique. Elle avait dû être vampirisée quelques années à peine après être devenue une femme. Peut-être vers seize ans ? Dix-sept ans ? Eshiny n’avait plus la notion de la vitesse de vieillissement des mortels. Elle, était condamnée à ne plus vieillir, à ne jamais voir poindre le premier cheveux blanc, le premier plis au coin des yeux…
L’immortelle à la robe rouge grenat releva alors ses prunelles sombres de l’immobilité juvénile de son interlocutrice, sentant une force se rapprocher. De plus en plus. Dangereuse…Comme tous les immortels âgés. Comme tous ceux qui bénéficiaient de l’expérience des siècles passés et de l’adaptation à laquelle ils ont été forcés. De la force acquise après des années de meurtre et de sacrifice. La vampire refoula un léger frisson à la sensation de cette force de la nature et regarda de où elle venait. Elle pouvait aussi bien se trouver dans sa demeure que dans la forêt environnante tant sa force était importante…
Elle était bien là, en face d’Eshiny, se mouvant dans une robe de la même couleur disait-on que les sapins. L’immortelle n’en savait rien, cela faisait des années qu’elle ne voyait les sapins qu’aussi sombres que la nuit dans laquelle elle se plaisait. Elle regarda donc les yeux pâles de celle qui s’approchait de plus en plus… Elles se ressemblaient tant. Pas dans l’apparence du visage, non, en ce point elles étaient très différentes, mais dans l’aspect de leurs peaux…Si pâles, si surnaturelles.
Elle semblait avoir quelque chose à ajouter…Elle avait quelque chose à ajouter :


- Je doute, Dame, que quiconque vous ayant vu puisse en tirer une constatation portant sur le sujet "Enchantée" lors de votre rencontre. Quant aux louanges, il ne fait aucun doute que si vos oreilles en ont jamais ouï le miel, c'est qu’elles étaient bouchées.

- Veuillez m’excuser.


Eshiny ne prêta pas attention à la vampire pourtant au centre de celle-ci quelques minutes auparavant qui s’éclipsait poliment. Si elle l’avait fait, elle aurait pu déceler une once d’un accent français à l’intérieur de cette formule de politesse. Mais son regard était resté figé dans celui de l’autre immortelle si insultante. Ses yeux sombres la fixait, elle était insondable, tout comme Eshiny, l’âge jouait sur cela mais…Si elle eut été plus jeune…Oh si seulement son regard n’avait pas vu tant de nuits, tant de morts…Si seulement elle eut été aussi jeune que la vampire qui venait de prendre congé…

*Si j’avais l’occasion de faire brûler ce regard si arrogant, sache que je le ferais ô sœur des siècles passés. Si j’avais l’occasion de coudre cette bouche où un sourire si discret se cache, sache que je le ferais ô toi que le temps n’a pas su achevé.
Pourquoi viens-tu me provoquer comme un pauvre être fanfaron en quête d’attention ? Les années rendent sages, y aurais-tu échappé ?*


Eshiny plissa le regard et prononça les mots suivants lentement, d'une telle façon que ses crocs se révélaient :

- Ma dame.
Il va sans dire que vous n'êtes la bienvenue ici.


« Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. »


Dernière édition par Eshiny le Dim 13 Mai - 15:17, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kyrie-eleison.forumactif.pro
Azraëlle
avatar


"Triste Lune dont le reflet est accessible de tous. Toi Lune grise, tu règne sur ceux-là qui ne voient plus que toi...
Nous ne rêvons plus de rien."



But I shall rule...

Récits :
93

Localisation :
Une certaine scène, dans une certaine Capitale. C'est incertain.



Derrière le masque
Relations positives:
Relations négatives:
Dangerosité:
485/500  (485/500)

MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   Ven 13 Avr - 20:48

Azraëlle était figée. Totalement immobile, insensible aux mouvements des danseurs, aux gestes des vampires à ses côtés. Elle avait réussi à éclipser totalement toute chose n'étant pas elle, ou Eshiny. Elle savait se risquer à un exercice peu prudent et complètement déraisonnable. Sans doute était-ce là un moyen de dépasser un peu cette puissance qui devenait impuissance, modelée par l'esprit nostalgique et mélancolique de l'immortelle. Le vague regret qui émanait d'elle comme une fragrance puissant, entêtante, l'empêchait en tout instant de se croire au dessus de la situation. L'ironie lui était ainsi né, pour se donner l'illusion, triste et macabre de ne rien craindre. Mais à ce moment là elle savait très bien qu'elle jouait avec aussi joueur qu'elle. A la différence que rien ne lui assurait victoire cette fois là. Il était facile contre les mortels de s'offrir le nectar du pouvoir, hydromel précieux qui n'existait que par son immortalité maudite. C'était ce dénit qui aurait pu l'inciter, peut être, à laisser glisser la coupe contenant le vin qu'elle ne chérissait plus depuis si longtemps... Pourtant, son menton subtilement levé, cette rage contenue uniquement dans ses yeux, eux indiquait qu'elle avait encore soif du liquide haï. Tel celui fumant le narguilé qui le tue, mais qui ne peut s'empêcher d'y revenir encore... Addiction suprême à l'éternité et au pouvoir. Comme tant d'autres avant elle, Azraëlle ne pouvait se défaire de ces deux drogues qui lui enfumait l'esprit. Le pauvre mélange du souvenir et du présent, de l'envie et du rappel la plongeait dans cette haine si forte qu'elle n'aspirait qu'à blesser. Et le sang n'était pas le meilleur remède. Ce que l'immortelle cherchait c'était la mort de l'esprit, la douleur mentale, l'horreur psychique. Bien sur, elle n'était pas si sotte pour croire qu'il était entre ses mains le pouvoir de briser la belle Eshiny. Mais comme un réflexe enfoui, le sarcasme revenait. Oh la triste femme que celle qui ne peut ouvrir sa bouche que pour proférer des moqueries viles. Oh le triste sire qui ne sait qu'attaquer pour mieux se défendre. Ainsi Azraëlle défendait la forteresse de son regret.
Cependant, il aurait été une erreur de croire l'immortelle totalement effondrée sur des souvenirs enfuis, la vérité était qu'Azraëlle avait survécu. Elle avait franchi le seuil de l'éternité en acceptant de ne plus croire en le temps. De ne plus le voir passer. Et la pointe lancée n'était qu'un loisir auquel elle s'adonnait, jouissant de sa veillesse pour rester intouchable. L'inconscient restait, mais le savait-elle? Sans doute pas.

*Immortelle, le sais-tu, ton éternité t'offre le pouvoir tacite. Celui que tu t'octroie n'est qu'illusion. Tu t'illusionne toi même sotte seigneur d'une terre qui ne t'appartient que parce que tu fût la première ici, ainsi que tu seras la dernière. Tu crois que cela t'offre la gouverne? Oh tu m'amuses bien, moi à qui la terre appartient. Je ne possède pas, je n'ai pas. Immortelle, le vrai pouvoir m'est parce que je suis. L'avoir n'existe plus lorsque le temps n'a plus de prise sur le marbre de ta peau. Tu m'intrigue. Tu sembles sage mais cette hauteur où la cueilles-tu? La fierté nous empêchera de nous répondre. Ô arrogance tu me sied mais me serre...*

- Ma dame.
Il va sans dire que vous n'êtes la bienvenue ici.

Ce disant, Eshiny révéla ses canines au jour-illusion qui seyait aux vampires. Azraëlle lui sourit négligemment de telle sorte que les siennes apparurent également. Les paroles étaient sèches, et l'immortelle fût déçue. D'une si vieille créature elle eût rêvé de quelque discours plus piquant. La réplique froide était empreinte d'un contrôle de soi même sans faille.

*Il semble donc Ô l'immortelle, que tu aies trouvé l'équilibre... Celui qui offre la sérénité. Mais, je doute. Oh, j'ai certes quelques siècles, mais suis-je sereine? Je crains que le repos ne m'atteigne un jour. Repos chéri, mes questions te font taire à jamais. Et toi Eshiny, quelles sont tes questions? Que je rêve de tomber ton mur pour entendre les question d'une autre semblable. Si je vous abhorre Vampires, c'est que vous semblez sans question... Votre puissance vous suffit, et vos orgies vous nourrissent. Mais votre esprit, où prend-t-il son pain de savoir?*


-Pourquoi donc l'avoir dit en ce cas?
Votre bienvenue m'importe peu. Je ne suis que de passage, et vous ne me verrez bientôt plus... Soyez bon hôte, en apparence soumise aux désirs de ceux qu'elle accueille, mais dont elle sait qu'il sont eux soumis à sa puissance ancienne et poussiéreuse. Puissance qui règne sans mot ici, puisqu'il s'agit d'une évidence pour chacun, n'est ce pas? Vous êtes la grande marionnettiste de ces pantins ridicules...


D'un geste large, elle désigna tout les immortels réunis en la demeure d'Eshiny, sa bouche toujours parée du sourire condescendant qu'elle savait si bien y faire fleurir....



Je te tuerai Invité.

Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les frivolités cachent parfois de lourds enjeux...{Venez tous !}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Cavaliers lourds avec Etat major.
» Pourquoi puis je parfois passer pour quelqu'un de chiant :)
» chevaliers lourds ou légers ?
» Nouveautés chars super-lourds
» Comme quoi, le hasard a parfois le sens de l'humour.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kyrie Eleison - Les enfants de Satan :: 
Premier étage
 :: Domaine d'Eshiny :: Le château :: Rez-de-chaussée :: Salle de bal
-